L’exode rural des jeunes filles 11 septembre 2019

11 septembre 2019, par Aicha

Les conséquences de la migration des jeunes filles travailleuses domestiques

La migration étant considérée comme une pratique ancienne en Afrique de l’Ouest, les remarques ont prouvé que le déplacement de ces jeunes filles vers les zones urbaines, lieux investis par la modernité provoque d’énormes obstacles. Cette migration joue parfois sur le développement socio-économique et culturel de ces endroits qu’elles fréquentent.

A cet effet, ces jeunes filles, femmes viennent sans se rendre compte des violences auxquelles elles seront exposées.
La majorité de ces jeunes filles sont non alphabétisées, déscolarisées et ignorent aussi leurs droits.
La mobilité de ces jeunes filles est due à plusieurs raisons, avec des conséquences néfastes. Parmi ces raisons, nous pouvons énumérer :
La pauvreté ;
La famine ;
La recherche des trousseaux de mariage ;
L’insuffisance des infrastructures scolaires et ressources naturelles ;
La pression familiale ;
Le mariage arrangé, précoce.

Tout cela pour satisfaire à nos besoins et ceux de notre famille.
Dès que nous quittons nos villages, on renonce au respect de notre dignité ainsi que de nos valeurs.

Une fois dans les grandes villes, elles sont victimes d’énormes obstacles et ont leur donnent diverses appellations.

Ces filles migrantes travailleuses domestiques sont les plus exploitées, violentées, stigmatisées, marginalisées et discriminées.
Elles sont victimes de viols, de violences, de négligences et d’abus.

Elles sont appelées aides ménagères par ceux qui les respectent et qui reconnaissent leurs rôles incontournables dans la cohésion des familles. Elles sont nommées bonnes, servantes, la chose, 52, boniches par ceux qui se moquent d’elles et qui les considèrent comme une machine destinée à tout faire.

Ces filles n’ont jamais le droit de se reposer, ni avoir un salaire équivalent au SMIG.
Elles sont privées de participer aux journées thématiques, telles que la journée internationale de la femme, la journée internationale de l’Enfant, et la journée internationale des travailleuses domestiques.

Quel rôle jouent les autorités pour leur bien-être ?
Les autorités, étant considérées comme porte-parole de l’Etat, ont l’obligation de veiller à leur protection sociale et au changement de conditions de vie et de travail des aides ménagères afin qu’elles soient épanouies et autonomes.
Par exemple, les directives dictées par la Convention 189 de l’Organisation internationale du travail (OIT), garantit leur bien-être et la jouissance effective de leurs droits.

Nous pouvons noter qu’après le départ de ces jeunes filles, c’est-à dire une fois dans les grandes artères, les villages sont menacés et les villes surpeuplées. On note, une réduction d’exportation des produits de premières nécessités (riz, mil, fruits et légumes) au niveau des villages.

Au niveau des villes, elles sont exposées aux maladies, à la prostitution, au manque de logement approprié, au traumatisme.
Pour éviter toute ces conséquences il faudrait que ces jeunes filles migrantes soient informées et formées sur leurs Droits fondamentaux.

Qu’elles aient un logement approprié pendant leur parcours migratoire et qu’elles soient traitées au même pied d’égalité que les autres.

Nous aussi nous avons des Droits !

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